Commercialisation des produits agricoles - Les producteurs craignent une chute drastique du prix de l’anacarde

Lundi 09 Avril 2018

Depuis le début de la campagne de commercialisation de la noix de cajou 2018, les acteurs de la filière ont le sommeil trouble. Ils vivent dans la hantise d’une mévente de leurs productions. Réunis au sein de la Fédération nationale des producteurs de l’anacarde de Côte d’Ivoire (FENAPACI), sous la houlette du président du conseil d’administration, Bamba Adama, ils ont décidé d’envoyer un message fort à l’Etat. Ils ont interpellé les autorités gouvernementales, le samedi 7 avril 2018 à Yamoussoukro, sur une combinaison de facteurs qui pourraient conduire la filière dans l’impasse. Il s’agit du droit unique de sortie (DUS) institué par l’annexe fiscale 2018 modifié, fixé à 10% du prix CAF ; du droit d’enregistrement flottant de 1,7% du prix CAF et de la retenue de 15% des exportations de la noix brute au profit de la transformation locale. Ces dispositions légales sont en passe d’asphyxier la filière au bord de la paralysie,  vu que les exportateurs – en quasi cessation d’activité - refusent aujourd’hui d’acheter les stocks disponibles.

Concernant particulièrement la retenue de 15% de la production, s’indignent les producteurs, plusieurs rencontres ont été initiées entre les exportateurs et le Conseil du coton et de l’anacarde. Mais celles-ci n’ont absolument rien donné. « Des difficultés s’annoncent qui inquiètent sérieusement les producteurs. Si l’on n’y prend garde, nous allons nous retrouver dans cette situation où la noix de cajou était achetée au bord champ à 50 Fcfa le Kg », a martelé le PCA de l’ANAPROCAJOU, Dagou Crépin. 

 

Plus de la moitié de la production nation nationale menacée

Sur le terrain, indique le PCA Bamba Adama, la situation n’est pas loin de la catastrophe. En début de campagne, le prix plancher avait été fixé à 500  Fcfa. Mais aujourd’hui, s’indigne-t-il, le prix est en train de tomber à 400 Fcfa après avoir atteint un niveau de 600 Fcfa quelques semaines après le début de la campagne. En cause, les dispositions fiscales prises par l’Etat qui fait que « tous les produits prennent la direction du Ghana » où le prix d’achat est plus intéressant.

Cette mévente qui pointe a bien évidemment une incidence sur la qualité de la production, les produits tardant à être enlevés ou étant conservés dans de mauvaises conditions. D’ailleurs l’Inde qui est l’un des principaux marchés a failli refuser récemment la production ivoirienne pour défaut de qualité. Or au cours de cette année 2018, au-delà des 750 000 tonnes qui ont fait de la Côte d’Ivoire le premier producteur mondial d’anacarde, la production ivoirienne devrait atteindre 900 000 tonnes. A ce jour, c’est autour de 300 000 tonnes seulement qui ont été enlevées. Il reste donc dans les champs et magasins plus de 500 000 tonnes qui risquent de connaitre une mévente.

Emmanuel Akani

 


Source: Minutes Eco

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