Côte d'Ivoire/ Mévente de la noix de cajou : ce qu’en pense le Conseil coton anacarde

Mercredi 23 Mai 2018 / Le directeur général du Conseil coton anacarde, Adama Coulibaly

Le directeur général du Conseil coton anacarde, Adama Coulibaly tente de banaliser la grogne des acteurs de la filière, qui multiplient les actions en vue de relancer durablement la filière confrontée à plusieurs défis. « Nous avons exporté 530 000 tonnes d’anacarde à la date du 4 mai 2018 contre 520 000  tonnes à la même période de l’année en 2017, soit 10 000 tonnes de plus. Le bémol de cette campagne de commercialisation, c’est que les prix sont moins volatiles. Les trois dernières années, les prix sont montés jusqu’à 800 Fcfa voire 900 et même 950 Fcfa le kilogramme d’anacarde dans certaines localités. Cette année, les prix sont tassés autour de 500 – 600 Fcfa », a confié le directeur général à la RTI 1, dans un élément diffusé au journal de 20h.

Des affirmations qui sonnent faux et tranchent avec la réalité. D’une part, avec la mévente des produits, enlevés au bord champ entre 300 et 400 Fcfa/kg, loin du prix garanti de 500 Fcfa fixé par le conseil. Il en résulte la fuite de la production vers les pays limitrophes, à savoir le Ghana, le Burkina ou encore le Mali où le prix d’achat bord champ, entre 800 et 1000 Fcfa, est plus rémunérateur. «J’ai arrêté les achats depuis quelques semaines. La raison, c’est que le prix au port n’est pas intéressant (575 – 580/kg). Quand vous tenez compte de la commission des pisteurs (10f à 15f), nous ne pouvons plus acheter les noix de cajou à 500 f bord champ comme arrêté par le gouvernement », confiait à l’AIP, en fin de semaine dernière, Soro Fougnigué, acheteur d’anacarde à Kaniasso. A l’origine de cette situation, accusent les acheteurs, les innombrables taxes créées par l’Etat et qui font fuir les exportateurs vers les pays limitrophes.

D’autre part, il y a la question essentielle de l’industrialisation, qui tient à cœur aux quatre collèges d’acteurs de la filière qui ont décidé de mettre sur pied une interprofession pour faire face plus efficacement à tous les problèmes posés. A l’initiative de la Fédération nationale des producteurs d’anacarde de Côte d’Ivoire (FENACACI), les différents acteurs – producteurs, acheteurs, exportateurs et transformateurs – s’étaient rencontrés à plusieurs reprises à Yamoussoukro pour mettre sur pied cette plateforme qui devrait permettre de prendre et d’appliquer de façon collégiale des décisions en vue de relever le défi de la compétitivité de la filière.

Emmanuel Akani 


Source: Minutes Eco

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Gérard Méa MANGOUA

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Diplômé en Pharmacie obtenu à la Faculté de Paris V Descartes, Gérard Méa MANGOUA a occupé les postes suivants : • Direction des Services pharmaceutiques, LABORATOIRE GALENIQUE ; • Pharmacien Directeur, LABOREX CI ; • Directeur Général & Administrateur, LABOREX CI ; • Adminis... Lire la suite Voir plus


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