Mobilisation des capitaux et investissements - Abidjan envisagée comme une place financière régionale voire internationale

Lundi 15 Avril 2019

 

Abidjan centre financier international, à l’instar de Londres, New York, Singapour, Hong Kong, Dubai et Maurice. Ce qui suppose qu’elle doit offrir un environnement qui permet au business international de lever des fonds, ensuite d’avoir un écosystème qui favorise les échanges, avec une fiscalité intéressante qui encourage les investisseurs à s’installer dans le pays, et au-delà, dans la région. Cela est possible, de l’avis du directeur général d’Ocorian pour la région Afrique, Moyen Orient et Asie, Richard Arlove. « La Côte d’Ivoire et la sous-région, affirme-t-il, peuvent attirer plus d’investissements, à condition que le pays se positionne comme un centre régional, afin de travailler de façon plus étroite avec des centres internationaux. Cette position permettra d’une part d’optimiser la capacité du pays à attirer des capitaux internationaux, et d’autre part d’encadrer les hommes d’affaires nationaux et des pays de la sous-région qui veulent faire du business en dehors du pays, dans un pays de la zone ou ailleurs en Afrique, et de pouvoir le faire de manière plus efficace. »

Il a fait cette déclaration dans le cadre de l’Ocorian forum 2019, sur le thème « ajouter de la valeur à l’investissement : le rôle joué par un centrefinancier international », qui a réuni ce mardi 9 avril, à l’hôtel Ivoire, à Abidjan, un riche panel. Il était composé, entre autres, de Stanislas Zézé, PDG de l’Agence panafricaine de notation Bloomfield ; de Jean Marc Savi de Tové, fondateur du cabinet Adiwalé et Jean-Luc Konan, PDG du groupe compagnie financière africaine (COFINA).

 

La nécessité d’une volonté politique d’ouverture

L’objectif de forum, c’était de voir comment un centre international comme Maurice peut rajouter de la valeur pour la Côte d’Ivoire et la sous-région. Pour y arriver, il faut une volonté politique d’ouverture. Le processus devrait durer 10 à 15 ans au moins mais « le plus important c’est d’avoir une vision. » Il pense que Abidjan est déjà un centre et hub du business régional mais il en faut plus pour devenir un centre financier. La transition devrait être mise à profit, prévient Stanislas Zézé, pour respecter tous les critères pour être un centre financier : la stabilité politique, une économie solide, diversifiée, un bon environnement des affaires, une monnaie stable, etc.

En plus des questions de fiscalité liées à l’existence d’un centre financier, ajoute Richard Arlove, il faut un écosystème avec une gouvernance d’entreprise qui crée de la valeur, un dispositif qui facilite la levée des capitaux, en attirant les investisseurs, les fonds d’investissement, en accroissant la capacité des banques à financer du business, etc.

Cet écosystème repose sur plusieurs éléments : l’indice de la facilitation des affaires (ease of doing business) dans le pays, essentiel pour rassurer les investisseurs qu’ils évoluent dans un environnement fiable. Le second critère, et non des moindres, c’est la stabilité politique, le troisième élément étant le capital humain. Ce qui suppose que le pays doit disposer de compétences. « La Côte d’Ivoire, particulièrement Abidjan dans la sous-région, a un meilleur cadre de vie et permet d’attirer des investisseurs qui, placés ici, entendent rayonner sur la région », soutient directeur général d’Ocorian pour la région Afrique, Moyen Orient et Asie.

 

Lourdeur de l’administration, gouvernance, justice…

Pour l’agent de notation, Stanislas Zézé, la Côte d’Ivoire respecte un grand nombre de critères, mais il reste encore beaucoup à faire. Il dénonce notamment la lourdeur de l’administration et la gouvernance et d’autres problématiques à l’indépendance de la justice, qui ne pourront être résorbées que grâce une volonté politique de la Côte d’Ivoire un centre financier international.

Selon le PDG du cabinet Adiwalé, la stabilité de l’environnement financier et juridique est fondamentale. Sur la question, il perçoit l’environnement francophone ouest-africain, avec l’Uemoa qui s’étend sur huit pays, avec une monnaie stable, comme une chance. La règlementation financière et bancaire y est assez intégrée, mais il s’agit également de la réglementation du droit des affaires avec OHADA, organisation internationale qui a pour vocation d’harmoniser le droit des affaires dans plusieurs pays africains, principalement francophones.

« 17 pays au total, qui partagent un même droit des affaires, c’est un avantage pour Abidjan qui pourra drainer des investissements internationaux, mais aussi africains. Abidjan peut servir de levier pour la mobilisation des fonds », soutient Jean Marc de Savi Tové.

Emmanuel Akani

 


Source: Minutes Eco

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Yannick BERY

Juriste

4ème d’une famille de sept (07) enfants et père d’un (01) enfant issu de son mariage avec Christelle OKOU, Yannick BERY est né le 05 juillet 1983 à Abidjan et est originaire d’Adzopé. Fervent croyant et pratiquant de religion chrétienne, Yannick BERY est partisan du soutien de toutes le... Lire la suite Voir plus


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