Fixité du taux de change, convertibilité, etc. - Le ministre des Finances du Bénin fait des précisions sur la réforme du FCFA

Mardi 11 Février 2020 / De g. à d. Le ministre béninois Romuald Wadagni, le PM Amadou Gon Coulibaly, le ministre ivoirien Adama Coulibaly, Mme Angela Kant, DG et directeur financière du groupe de la Banque mondiale, et Abdallah Bouraima, président de la commission de l’UEMOA

Le président du Conseil des ministres de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA), le ministre de l’Economie et des Finances du Benin, Romuald Wadagni a levé un certain nombre d’équivoques concernant la la création de la nouvelle monnaie, Eco, en remplacement du franc CFA. Alors qu’il assistait au premier panel sur le thème « UEMOA : progrès à ce jour, défis et opportunités », il a dû intervenir pour rassurer des acteurs des chefs d’entreprises présents dans la salle, qui n’ont pas caché leur anxiété pour certains.

La garantie de convertibilité : une demande des Etats 

Le ministre béninois a expliqué que le maintien de la garantie de convertibilité, objet de vives critiques dans le cadre du passage du Fcfa à l’Eco, est une demande des Etats. Comme l’a d’ailleurs répété ces temps-ci le président de la conférence des chefs d’Etat de l’UEMOA, à chaque fois qu’il est interpellé sur la question. « C’est nous qui l’avons demandé. Nous avons jugé utile le maintien de la fixité et de la convertibilité pour la stabilité monétaire de notre union », soutient-il. Concernant le fonds de garantie, il explique que les pays de la zone n’ont jamais eu à solliciter le garant pour leurs opérations. « C’est une assurance qui a été mise en place mais sur laquelle nous n’avons pas eu besoin de solliciter l’assureur. C’est un mécanisme qui permettait aux Etats de disposer de devises pour leurs opérations même s’ils n’en disposaient pas. Le jour où on aura besoin de tirer sur les réserves pour payer un fournisseur, vu qu’elles n’existeront plus, alors nous devrons payer », affirme le ministre béninois des Finances. Le pays garant donnera des réserves pour l’opération. Mais cette assistance ne sera plus gratuite. Le garant les vendra au prix du marché et il faudra payer. « Il n’y a aucune intention cachée ! », s’est exclamé Romuald Wadagni.

Rassurer les investisseurs hors zone quant à la qualité de la monnaie

Ces dispositions sont prises, assure-t-il, pour donner la possibilité aux investisseurs de faire leurs transactions en toute quiétude. « Quand nous voulons ouvrir notre marché aux investisseurs étrangers, quelqu’un qui a des devises et qui émet, à échéance, vous avez du FCFA. Mais aucun investisseur ne veut être payé en cacao ou en coton, il veut ses devises. Et on dit, tant qu’il y aura la garantie de convertibilité illimitée, tant que le marché local, l’économie réelle a du Fcfa, le garant nous permet de transformer ce Fcfa en devises. Sans cette garantie, on paiera le cours de de cette devise. La contrepartie, c’était que la moitié des fonds de réserves soit domiciliée auprès du Trésor français pour sa gestion. Mais vu que ces réserves n’ont jamais été sollicitées, cela ne servait à rien de maintenir ce système. « Seulement, prévient Romuald Wadagni, il faudra désormais garder à l’esprit que le jour où on aura besoin de ces réserves, alors nous devront les payer conformément au cours du marché. » Il pense que ce mécanisme de convertibilité illimité est un élément sur lequel il faut communiquer en direction des investisseurs hors zone qui ont besoin d’être rassurés qu’à la fin ils pourront transformer la monnaie locale en devise.

La BCEAO : rien n’a changé… 

Avant le ministre béninois, le vice-gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, Norbert Toé, répondant à une question, a indiqué que deux éléments tiennent à cœur à la banque centrale : la fixité du taux de change au taux actuel et la garantie de convertibilité toujours assurée par le garant, c’est à dire la France. « Rien n’a changé sur ces deux éléments fondamentaux. Maintenant il y a les autres éléments, notamment le changement de nom : Eco au lieu de CFA… Mais ce qu’il faut retenir, c’est que les deux piliers centraux de la banque n’ont pas changé », a déclaré le vice-gouverneur. A l’entendre, cela devrait suffire à rassurer les investisseurs quant à la fiabilité de la nouvelle monnaie qui conservera son taux de change et sa convertibilité illimitée.

Emmanuel Akani 


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Yannick BERY

Juriste

4ème d’une famille de sept (07) enfants et père d’un (01) enfant issu de son mariage avec Christelle OKOU, Yannick BERY est né le 05 juillet 1983 à Abidjan et est originaire d’Adzopé. Fervent croyant et pratiquant de religion chrétienne, Yannick BERY est partisan du soutien de toutes le... Lire la suite Voir plus


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