Lancement d’un nouveau Partenariat pour une transformation agricole inclusive en Afrique d’une valeur de 280 millions $EU

Jeudi 14 Septembre 2017 / Conférence de presse en prélude à la 7è édition de African Green Revolution Forum à Abidjan

Quatre éminentes organisations qui soutiennent l’agriculture en Afrique unissent leurs efforts en matière de partenariat stratégique innovant en vue d’accroitre les revenus et améliorer la sécurité alimentaire pour 30 millions de familles de petits exploitants agricoles dans au moins onze pays africains d’ici 2021.


Le Partenariat pour une transformation agricole inclusive en Afrique (PIATA) d’une valeur de plusieurs millions de dollars a été lancé aujourd’hui lors du Forum pour la Révolution verte en Afrique (AGRF). PIATA constitue un partenariat novateur et transformateur ainsi qu’un vecteur de financement qui devra permettre de mettre en oeuvre la transformation agricole inclusive sur le continent.


La Fondation Bill et Melinda Gates, la Fondation Rockefeller et l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID) fourniront un montant de 280 millions $EU en vue de favoriser et soutenir la transformation agricole inclusive dans au moins onze pays africains, ce qui contribuera à l’augmentation des revenus et à l’amélioration de la sécurité alimentaire pour 30 millions de familles de petits exploitants agricoles. PIATA est une démonstration de la reconnaissance du fait que l’on peut réaliser un meilleur impact au moyen de partenariat stratégique qui s’appuie sur des progrès réalisés par chaque partenaire sur le continent et qui rassemble tous les partenaires dans le but d’encourager et de soutenir la transformation agricole à grande échelle.


PIATA est une importante collaboration entre les bailleurs de fonds qui s’alignent sur l’agenda de Malabo adopté par les Chefs d’Etat et de gouvernement africains en 2014. Il dénote un engagement durable envers l’agenda de transformation de l’Afrique. Il constitue l’une des diverses méthodes par lesquelles chacun des partenaires aide les pays africains à réaliser la transformation agricole. Les partenaires de PIATA continuent de fournir de l’assistance à travers divers moyens dont l’appui direct aux agences continentales, aux organismes publics et aux partenaires nationaux. PIATA permettra aux partenaires de compléter et rendre cohérents les efforts déjà déployés sur le terrain et de réaliser de nouveaux investissements en faveur de la mise en place de systèmes d’intrants, de chaînes de valeur et de politiques qui leur permettront d’avoir le plus grand impact.    



S’exprimant lors du lancement de PIATA, M. Mamadou Biteye, Directeur général du Bureau régional Afrique de la Fondation Rockefeller, a déclaré : « Nous sommes heureux de faire partie de PIATA. Il s’agit pour nous d’une occasion de tirer un plus grand avantage des partenaires et de leurs immenses réseaux en vue d’un meilleur impact. Nous espérons le dépoiement des technologies que nous avons contribué à mettre au point au cours des années, grâce au partage de nos connaissances et à l’appui financier, pour collaborer avec nos honorables partenaires. Ensemble, nous espérons favoriser la marche de l’Afrique vers la prospérité à travers l’agriculture. PIATA est une initiative cruciale à notre objectif visant à développer la résilience des agriculteurs et des systèmes qui les affectent, particulièrement face aux défis croissants tels que le changement climatique, entre autres. »  


Selon le Rapport 2017 sur la situation de l’agriculture en Afrique, l’Afrique a besoin d’une révolution agricole nette qui relie des millions de petites exploitations à des agroentreprises et qui créé des chaînes alimentaires étendues, des emplois et des possibilités économiques pour une grande partie des populations. L’agriculture demeure le meilleur pari pour la croissance économique inclusive et la réduction de la pauvreté en Afrique.


Une telle transformation nécessitera des engagements politiques, stratégiques et financiers accrus de la part du secteur public et du secteur privé. Elle nécessitera également de nouveaux modèles de partenariat comme PIATA qui est considéré comme un exemple remarquable de la manière dont les partenariats peuvent aller de pair avec les visions et systèmes des pays africains pour réaliser la transformation de ces derniers conformément à leurs stratégies de développement économique.


M. Rodger Voorhies, Directeur exécutif du  Départemant Croissance et perspectives mondiales de la Fondation Bill et Melinda Gates, a déclaré : « D’importants progrès ont été réalisés lorsque les pays reconnaissent l’importance cruciale de l’agriculture pour leur développement économique et encouragent la transformation agricole au moyen d’investissements ciblés, de politiques fondées sur des données factuelles et de programmes nationaux solides. PIATA constitue une plateforme intéressante qui peut aider les pays africains à diriger le programme de transformation agricole. Notre investissement reflète notre désir d’aider les pays à mettre au point des programmes de grande qualité reliés aux cadres nationaux et continentaux en matière de reddition de comptes. »  


Chaque partenaire de PIATA revendique de puissants réseaux au niveau du secteur privé local ainsi que d’organismes d’exécution sur le continent. Ce dernier, à travers cette plateforme, bénéficiera d’une intégration d’investissements et d’une harmonisation d’approches visant à stimuler non seulement le développement mais également les résultats commerciaux.  


La mise à profit du potentiel qu’offre l’Afrique nécessite l’adoption de nouvelles approches au niveau des relations entre le secteur public et le  secteur privé et le renforcement de leur collaboration. Le rôle du secteur privé et des acteurs non étatiques dans le développement de l’agriculture et l’appui à l’élaboration des programmes agricoles nationaux est crucial à une croissance durable.


Cette réalité a été mise en exergue par M. Sean Jones, Principal administrateur adjoint au Département de la Sécurité alimentaire de l’USAID. « PIATA offre une nouvelle méthode de faire des affaires pour les nombreux acteurs du secteur public et du secteur privé qui oeuvrent à la sécurité alimentaire et à la croissance économique prônées par les visions des pays et les objectifs de la Déclaration de Malabo. L’agriculture constitue essentiellement une entreprise du secteur privé ainsi qu’un des meilleurs paris pour la création d’emplois et la croissance inclusive à condition que les politiques et investissements appropriés permettent au secteur privé de prospérer. Le partenariat offre un mécanisme novateur qui encourage ces investissements et contribue à réaliser nombre d’objectifs enoncés dans la Stratégie mondiale pour la sécurité alimentaire (Global Food Security Strategy) approuvée par le Congrès. »  


Le lancement de PIATA se déroule à un moment crucial de l’histoire agricole du continent. La plupart des pays africains procèdent à un examen rigoureux du secteur agricole en élaborant et en adoptant une nouvelle série de programmes de développement du secteur qui les préparent à faire des affaires. Au plan continental, l’UA coordonne l’examen biennal des progrès accomplis en matière d’objectifs du Programme détaillé pour le développement de l’agriculture africaine (PDDAA). Il sera présenté dans le premier Rapport d’examen biennal ensemble avec une fiche d’évaluation destinée aux Chef d’Etat et qui vise à les orienter dans le processus de transformation du secteur agricole.


PIATA orientera la manière dont les partenaires entretiennent des relations sur le continent. Dans le cadre de PIATA, les partenaires se sont engagés à produire un impact sur un cadre commun axé sur les résultats et à harmoniser les opérations menées par PIATA au niveau des pays avec les plans agricoles nationaux. C’est la première fois qu’un partenariat de cette envergure, fondé sur un cadre commun de résultats, est lancé sur le continent. Le cadre commun de résultats constitue un accomplissement majeur ainsi qu’une pierre angulaire de ce partenariat.  


En se félicitant du nouveau partenariat, Dr Agnes Kalibata, Présidente de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (AGRA), a fait part de sa conviction selon laquelle l’initiative contribuerait dans une grande mesure à accélérer la marche de l’Afrique vers la prospérité en contribuant à la croissance d’économies inclusives et à la création d’emplois à travers l’agriculture.


« Nous avons noté d’importants progrès au niveau de la transformation de notre agriculture au cours de la dernière décennie. Les pays qui accordent la priorité au secteur enregistrent une baisse remarquable des niveaux de pauvreté, l’amélioration de la sécurité alimentaire et la croissance économique inclusive. PIATA devra jouer un rôle crucial en amenant les acteurs clés à aider les gouvernements à atteindre leur objectif visant à développer pleinement le potentiel qu’offrent l’agriculture à petite échelle et l’agroentreprise en Afrique, qui constituent les principaux moteurs de création d’emplois et de transformation économique inclusive sur le continent. », a-t-elle déclaré.  


L’AGRA est la première institution de mise en oeuvre du partenariat dans le cadre de sa nouvelle stratégie pour le continent et des plans convenus avec les pays prioritaires. Créée en 2006, l’AGRA et ses partenaires mettent en place, depuis plus d’une décennie, des systèmes, outils et connaissances nécessaires à une transformation agricole inclusive. Désormais, l’institution perçoit le partenariat en tant que moyen d’intensifier son soutien en faveur de la transformation agricole des pays et de servir de partenaire incontournable des gouvernements.  


L’ultime espoir est que l’exemple de PIATA incite d’autres acteurs publics et privés du paysage agricole à se réunir et à collaborer en vue d’aider l’Afrique à évoluer vers la prospérité à travers la transformation agricole.


Max Lincoln




Source: Minutes Eco

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