APE, AGOA, Maroc dans la CEDEAO… - Les entreprises ouest-africaines s’organisent pour faire face à la concurrence internationale

Dimanche 29 Octobre 2017 / Les entreprises ouest-africaines s’organisent pour faire face à la concurrence internationale

La Fédération des  organisations patronales de l’Afrique de l’Ouest (FOPAO) a changé de mains à l’issue de l’assemblée générale ordinaire qui s’est tenue le vendredi 27 octobre à la Maison de l’entreprise à Abidjan, Plateau. A l’ouverture des travaux qui ont porté sur le thème « compétitivité des entreprises de la zone FOPAO : quelles opportunités face aux importations des entreprises étrangères ? », Jean Kacou Diagou a cède sa place à celui qui l’a remplacé à la tête de la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), Jean Marie Ackah. Ce dernier mesure à sa juste valeur l’immensité de la tâche à accomplir, conscient que si les accords commerciaux internationaux et l’adhésion des pays du Maghreb à la Cedeao (à l’image du Maroc et bientôt de la Tunisie) représentent des opportunités, ils présentent aussi des menaces pour le marché régional. D’où la nécessité, soutient-il, pour le secteur privé des pays de l’espace Cedeao de fédérer leurs énergies et compétences pour ne pas être en déroute et se faire phagocyter par les entreprises étrangères. « La question qui se pose n’est pas de plaider pour un protectionnisme des marchés de la FOPAO, mais de promouvoir l’investissement privé national aux cotés des investissements publics. Car seuls les investissements privés pourront favoriser l’industrialisation de l’Afrique, la transformation des économies et la réduction de la pauvreté », prévient le directeur pays du Bureau international du travail (BIT) Haidara Dramane).

 

Accentuer la coopération et développer des projets communs

Pour le représentant du ministre de l’Industrie et des Mines, le directeur de cabinet Guillaume Gnamien, il urge de travailler à relever le défi du renforcement de la compétitivité des entreprises de la zone CEDEAO pour leur permettre de tirer le meilleur parti des accords de partenariat économique (APE), de l’AGOA et de la consolidation du marché régional, et surtout de faire face à la concurrence internationale. Guillaume Gnamien exhorte le secteur privé de la sous région à s’engager davantage dans la transformation des matières locales qui est un défi pour l’ensemble des Etats de la région. Pour y arriver, il conseille aux entreprises de la sous région la conclusion entre elles « de joint-ventures, d’investissements croisés transfrontaliers et de diverses autres formes de collaboration ; afin de se présenter unis et plus forts face à la concurrence internationale, dans la perspective des futurs accords de libre échange qui lieront la région à ses partenaires demain. »

 

Les organisations patronales interpellées

A ce jour, le chemin est encore long pour relever ce défi de l’intégration économique des Etats comme souhaité. C’est ce qu’à laisser entendre le président Jean Kacou Diagou, qui a déploré le faible niveau des cotisations fixées à un million Fcfa et qui ne finance même pas 10% du budget de la FOPAO, le faible niveau d’implication des présidents, ainsi que la faible interactivité et solidarité entre les organisations patronales, les reflexes de protection des marchés locaux, etc. C’est donc essentiellement grâce à une subvention de la CGECI, estimé à près de 1,8 milliard Fcfa pendant les sept années écoulées que la FOPAO continue d’exister. Jean Kacou Diagou a interpelle particulièrement les patrons des pays anglophones invités à prendre conscience que la nécessité d’accélérer l’intégration des économies de la sous région. Il est d’avis avec Jean Marie Ackah, qui va poursuivre son oeuvre, que cette situation doit changer. Une stratégie d’autofinancement de la structure, prévient-t-il, devra être pensée.

 

Emmanuel Akani 


Source: Minutes Eco

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