Peste porcine africaine – Plus de 20.000 porcs abattus à Ferké, la production projetée à 60 000 tonnes en 2020

Jeudi 07 Décembre 2017

Le ministre des Ressources animales et halieutiques, Kobenan Kouassi Adjoumani, a profité, le vendredi 23 novembre dernier, de la tribune de la journée dédiée à la promotion de la filière porcine, organisée dans le cadre du Sara 2017, pour faire le point de l'épizootie de la peste porcine africaine déclarée dans le nord de la Côte d'Ivoire. Il a indiqué que depuis juillet 2017 où des analyses ont confirmé la résurgence de la peste porcine africaine à Ferké, dans la région du Tchologo, plus de 20 000 têtes ont fait l'objet d'abattage sanitaire.

L'arrêté portant interdiction de la mise à consommation des produits porcins ne concerne uniquement que la localité de Ferké et les dispositions prises en vue d'éradiquer cette épizootie sont toujours en vigueur. Mieux, le ministre a précisé que la peste porcine africaine est une maladie non zoonotique, c'est-à-dire non transmissible à homme, mais à déclaration obligatoire.

 « C’est pour cela que des actions rigoureuses et efficaces doivent être entreprises pour son éradication totale », a déclaré Kobena Kouassi Adjoumani. Il a rappelé qu’en avril 1996, lorsque la peste porcine a été identifiée pour la première fois à Abidjan, l’épizootie avait pu être éradiquée par la mobilisation de 1,8 milliard Fcfa pour la mise en œuvre de mesures sanitaires rigoureuses suivies d’indemnisation des éleveurs. Les pertes étaient estimées à 14 milliards Fcfa.

Si cette épizootie avait causé la perte d’environ 60% du cheptel porcin national, en 2014, dans le département de San Pedro, l’on a enregistré la perte de 3096 porcs dont 906 cas de mortalité déclarée et 2132 porcs abattus dans le cadre des opérations d’abattage sanitaire.

 

Cap sur l’autosuffisance en produits porcins

Le ministre des Ressources animales et halieutiques a pour finir exhorté l’ensemble des acteurs de la filière à fédérer leurs actions pour un développement harmonieux et durable de la filière. Il les a rassuré que l’Etat continuera d’apporter les appuis nécessaires à la filière dans tous ses compartiments, en vue de faire de la viande de porc une solution pour les populations.

Le président de l’Interprofession porcine (Interporci), Charles Emmanuel Yacé, a révélé qu’avec 28350 porcs abattus en 2014, la Côte d’Ivoire est déficitaire en produits porcins.  Un déficit comblé par l’importation de 56 000 tonnes de viande de porc par an. Mais la filière porcine a une bonne marge de progression, et il pense qu’avec le prêt de 200 millions obtenus par le ministère au profit des différents acteurs permettront de relever le défi de l’autosuffisance de la Côte d’Ivoire en produits porcins.

 Ce fonds servira, explique Charles Emmanuel Yacé, à garantir des prêts aux producteurs, industriels et autres sur une enveloppe de 400 millions Fcfa. Vu ces projets, le président de l’Interpoci demande toutefois à l’Etat de protéger la filière contre l’importation massive de viande porcs.

L’Interprofession mobilise l’ensemble des acteurs de la filière, notamment les collèges des producteurs, des transformateurs, et des coopératives des vendeuses de la viande porc, afin d’engager des actions visant à assurer la pérennité de la filière porcine. La filière compte 1500 éleveurs, trois industriels, un abattoir moderne, fait un chiffre d’affaires annuel de 70 milliards Fcfa,  et génère 1000 emplois directs et 2000 emplois indirects. 500 femmes commercialisent la viande et les plats cuisinés à base de porc. L’élevage du porc, affirme le président de l’Interporci, est un métier respectable, un métier de professionnels et de passionnés.

Edouard Amichia




Source: Minutes Eco

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