Commercialisation des produits agricoles : la qualité de l’anacarde d’origine Côte d’Ivoire préoccupe la filière

Samedi 20 Janvier 2018

Les acteurs de la filière anacarde, structurée en quatre collèges, cherchent les voies et moyens pour améliorer la qualité de la production ivoirienne, moins compétitive comparée à celle du Ghana, du Bénin et de plusieurs autres pays africains. A l’initiative de la Fédération nationale des coopératives d’achat d’anacarde de Côte d’Ivoire (FENACACI), appuyé par les autres collègues, il s’est tenu à cet effet, ce jeudi 18 janvier 2018, à Mantchan hôtel de Grand Bassam, un atelier sur le thème : « Quelles contributions des acteurs pour impacter positivement la qualité de l’anacarde d’origine Côte d’Ivoire. » L’objectif, c’est de trouver les voies et moyens pour améliorer la qualité de la production ivoirienne en la portant autour de 49-50 outturn à l’horizon 2020.

Pour le président de la FENACACI, Koné Diakaridia, la stagnation de la qualité de l’anacarde ivoirien, d’un niveau moyen, autour de 48 outturn, est préoccupante. Et il importe de faire en sorte que l’anacarde dont la Côte d’Ivoire est premier producteur mondial, avec plus de 650 000 tonnes, soit mieux valorisé sur l’échiquier international en mettant l’accent sur la qualité de la production. « Pour garantir le bon fonctionnement de la filière et assurer l’exécution du plan de la réforme du Conseil coton anacarde (CCA), les collèges doivent prendre leur responsabilité pour assurer un avenir meilleur à la filière cajou », a interpellé Koné Diakaridia qui a indiqué que les résolutions de l’atelier seront transmises aux autorités.

Producteurs, acheteurs, industriels et exportateurs du cajou ont souligné la nécessité de mettre en place l’interprofession de l’anacarde et de lutter contre la corruption qui favorise la fuite de la production vers les pays frontaliers. Le renforcement du nombre d’agents d’encadrement de l’Anader afin de vulgariser les bonnes pratiques, l’interdiction des exportateurs au bord champ,  l’accès au financement et le respect des dispositions de la réglementation intérieure de la commercialisation de la noix de cajou, chaque collège devant rester  dans sa zone de définition et de compétence. Ce qui suppose que les exportateurs, principalement, doivent rester dans les ports. La concurrence déloyale faite aux acheteurs prendrait ainsi fin.

En outre, l’atelier préconise la sensibilisation des producteurs à l’usage des bonnes pratiques de traitement du produit, notamment le séchage, la cueillette, la collecte, etc. Ils proposent également l’instauration d’un contrat type et d’un délai de carence de quinze jours dans son exécution, et d’une prime à la qualité pour producteurs et acheteurs. Le recensement des acteurs est également conseillé en vue d’une meilleure répartition de la sacherie.

De la production à l’exportation, en passant par la commercialisation des avec les coopératives et les industriels qui font la transformation, les causes de la stagnation de la qualité de la production nation nationale ont été identifiées en amont. Il s’agit du non respect des itinéraires techniques, la spéculation qui entraine des flambées de prix, la non homologation des magasins d’entreposage, l’ouverture précoce de la campagne, etc.

La Fédération nationale des producteurs de Côte d’Ivoire (FENAPACI), le Groupement des industriels de cajou (GIG-CI) et l’Association des exportateurs du cajou (AEC-CI) ont pris une part active aux travaux.

Emmanuel Akani


Source: Minutes Eco

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