Téléphonie mobile – Un opérateur propose ses services à l’Etat pour la couverture des zones rurales

Lundi 03 Mai 2021 / Fatim Cissé, DG d’IHS (en rouge), Namahoua Touré, conseillière technique du ministre (en blanc) et Patrick Mbengue, président du Gotic.

Le panel sur le thème « L’Afrique à l’ère du digital, où en sommes ? » a donné un aperçu des échanges qui vont avoir lieu en septembre prochain, lors de l’African digital week – ADW 2021 – qui va se dérouler sur le thème : « L’Afrique augmentée. » Il a réuni autour du modérateur Patrick Mbengue, administrateur de la CGECI et président du GOTIC, la conseillère technique du ministre de l’Economie numérique et des Télécommunications et de l’innovation, Namahoua Touré, la directrice générale d’IHS Towers, Fatim Cissé, et le conseiller technique du DG de la CNPS, Aly Touré.

D’entrée, la conseillère technique du ministre Roger Adom a dressé un état des lieux qui montre une nette avancée au cours de la décennie écoulée. Mais elle a pointé tout de suite « les défis qui restent à relever au niveau des infrastructures pour que la Côte d’Ivoire soit à la place voulue ». Du secteur privé, souligne Namahoua Touré, l’Etat attend qu’il puisse relever les défis dans des secteurs identifiés, notamment la couverture des zones rurales dont le désenclavement constitue aujourd’hui une priorité.

Cette interpellation a trouvé écho auprès de la directrice générale d’IHS Towers, société qui met à la disposition des opérateurs du secteur des infrastructures de télécommunication et qui a déjà fait ses preuves dans de nombreux pays de la région ouest africaine. « Nous permettons aux différents opérateurs de mutualiser ces infrastructures et de bénéficier de cette synergie qu’on peut trouver sans avoir à monter soi-même une tour dans une zone rurale, mais en la partageant avec les autres opérateurs, de sorte à dégager une marge bénéficiaire plus intéressante. Cela peut permettre de désenclaver certaines zones », a déclaré Fatim Cissé.

Aujourd’hui, la société se diversifie et devient une compagnie d’infrastructures digitales, avec des offres couvrant l’installation des fibres et autres infrastructures de télécommunications et au-delà. « Avec tout ce qui se passe ces temps-ci, on voit comment le système de télécommunications est très dépendant de l’énergie. Soucieux de résoudre ce problème, Nous avons fait des investissements pour permettre à ces tours d’être beaucoup plus autonomes. IHS, c’est tout un écosystème qui permet de mettre à la disposition des opérateurs des infrastructures résilientes, à des coûts réduits »,  a insisté la jeune dirigeante d’entreprise.

Si sa société arrive à garantir aux opérateurs la disponibilité des infrastructures, le défi auquel elle est confrontée reste « celui de la capillarité des infrastructures, surtout dans les zones rurales ». Pour y faire face, l’entreprise met l’accent sur l’innovation. « Au Nigeria, cette année, il y a plus de 2000 tours qui ont été construites dans les zones rurales où nous prenons en charge l’ensemble de l’investissement. Les opérateurs n’ont juste qu’à venir installer leurs équipements », a expliqué Fatim Cissé.

Sa société a un projet similaire pour la Côte d’Ivoire et elle s’impatiente de le présenter au ministre Roger Adom. « Les perspectives sont bonnes. Nous sommes prêts à aider le gouvernement à atteindre ses objectifs en termes de développement du secteur », a insisté la directrice générale, qui pense que l’écosystème des télécommunications est très dense en Côte d’Ivoire, avec un nombre impressionnant de sous-traitants. IHS travaille d’ailleurs avec ces sous-traitants qu’elle forme à la maitrise des normes et des technologies, afin de les aider à monter en compétence et atteindre le niveau d’exigence requis en termes de qualité de service.

Emmanuel Akani 


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Nina Keita

Directeur général adjoint de la GESTOCI ( Société de Gestion des Stocks pétroliers de Côte d’Ivoire) depuis le 19 juin 2019

Originaire de Côte d’Ivoire et titulaire d’un MBA de la Columbia Business School obtenu en 2018 et d’un master de l’Ecole supérieure des sciences commerciales d’Angers. Nina a débuté sa carrière dans l’industrie de la mode, devenant l’égérie de marques prestigieuses telles ... Lire la suite Voir plus


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