Bingerville / Mbatto Bouaké - Le conflit de chefferie tourne au drame, des intérêts énormes en jeu

Mardi 24 Août 2021
  La bataille pour le contrôle du village de Mbatto-Bouaké, situé à 6km de Bingerville, a tourné au drame. Fils du chef intérimaire, le nommé Jean-Marie Ahiman N’douffou, né en 1989, planteur et père d’un enfant, a perdu la vie ce samedi 21 août 2021, succombant à des coups et blessures dont les auteurs restent à déterminer. Le conflit de chefferie que traverse le village depuis plus d’un an a dégénéré la veille, vendredi 23 août, entre les partisans d’Anoman Badiglon Edouard, le chef du village qui avait été suspendu par arrêté préfectoral le 21 juillet 2020 pour une durée de 6 mois, et des jeunes qui voient d’un œil son retour aux affaires.Cette perte en vie humaine est consécutive à une descente dans la cour du défunt, aux environs de 11 heures, d’un détachement de la gendarmerie en provenance du camp d’Agban qui a investi le village depuis la veille pour rétablir l’ordre suite à des violences entre les deux camps. Avec ses amis, Jean-Marie Ahiman N’douffou trouvera refuge dans le bas-fond situé derrière son domicile. Selon des témoins oculaires, il est rattrapé dans sa cachette par des jeunes du camp rival et ses proches sont sans nouvelle de lui jusqu’à ce qu’un planteur vivant dans un campement siué dans les environs signale, alors qu’il rentrait chez lui la nuit tombée, la présence d’un corps sans vie devant sa cabane. Selon le médecin qui a fait le constat d’usage, Jean-Marie Ahiman N’douffou qui a été retrouvé le corps inerte, couché sur le dos, le pied et l’arrière du crâne fracturés, a succombé à des coups et blessures.Les jeunes du village, très remontés, accusent la gendarmerie d’avoir pris position dans le conflit en engageant des descentes dans leurs rangs, comme si l’intention était d’accompagner le chef Badiglon dans sa volonté de retrouver sa place à la tête du village. Ue accusation que rejette le commandant de Brigade de Bingerville, Serikpa Pascal, qui estime que la gendarmerie fait juste son travail.A l’origine de ces violences qui ont causé mort d’homme et de nombreux pportdégâts matériels, avec des destructions de biens immobiliers et autres appartenant aux deux camps, cette affaire de chefferie qui est devenue une patate chaude dans les mains du préfet d’Abidjan. Le nouvel administrateur semble avoir jeté dans les fonds de son tiroir les éléments fondant la suspension décidée par le préfet Vincent Toh Bi, sans le mis en cause n’ait apporté la moindre information nouvelle qui le disculperait. L’administration territoriale aura montré, dans le règlement de ce litige, son incapacité à faire respecter ses décisions visant à mettre de l’ordre dans la gestion d’un village qui regorge de potentialités et richesses. Suspendu pour mauvaise gestion du patrimoine foncier du village, le chef Anoman Badiglon Edouard contre qui des procédures sont pendantes devant le tribunal, tente un come-back forcé, provoquant des violences, dans l’indifférence totale de l’administration.Il lui est reproché des malversations portant, entre autres, sur un lotissement réalisé par la société GEDEF suivant une convention qu’il foule au pied, faisant une gestion opaque. Sur un total de 3028 lots, 1559 reviennent à l’opérateur, soit 52%, au lieu de 908 lots qui correspondent aux 30% concédés dans la convention. Ainsi, seulement 1469 lots sont revenus aux propriétaires terriens, soit 48% des parcelles, au lieu de 2120 lots (70%). En outre, 67 lots appartenant à la coopérative des planteurs de palmiers à huile ont été vendus par le chef. Au total,1311 attestations d’attribution ont été délivrées dans ce dossier, à raison de 400.000 Fcfa chacun, soit 524,4 millions Fcfa empochés. Par ailleurs, une parcelle de 38 ha située à Akakro a été vendue à la société Zoh Henan Godji à 1,53 milliard Fcfa, sans le consentement des villageois. Il en va de même pour une autre parcelle d’une superficie de 50 ha. Edouard Amichia 

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