Mauvaise gestion, violences, meurtre - Les Gnandôh au pouvoir à Mbatto-Bouaké accusent et interpellent l’Etat

Mercredi 01 Septembre 2021
 La
génération Gnondôh au pouvoir à Mbatto-Bouaké, dans la sous-préfecture de
Bingerville, n’est pas du tout contente des agissements de l’administration
territoriale dans le règlement du conflit lié à la chefferie qui dure déjà plus
d’un an. Elle l’accuse d’être à l’origine du regain de tension enregistré ces
derniers temps, qui ont  entrainé la mort
du nommé Jean-Marie Ahiman N’douffou, fils du chef intérimaire Gbéi N’douffou,
chef suprême de la génération Gnondôh. Au cours d’une rencontre d’échange ce
mardi 31 août à la Riviera Palmeraie, Kouadio Agobey Jérôme, premier
notable  de la chefferie intérimaire de
M’Batto-Bouaké, a exprimé le « mécontentement de la génération Gnondôh face au
mutisme de l’Etat » qui semble jouer la carte du pourrissement à travers le
préfet d’Abidjan. Contre toute
attente, le préfet aurait délivré « en catimini » un arrêté désignant à nouveau
à la tête du village le chef Anoman Badiglon Edouard qui avait été suspendu
pour des malversations portant sur des montants énormes. « Nous n’arrivons
pas à comprendre que le chef suspendu sur un rapport du sous-préfet faisant
état de vente illicite de terre et abus de sociaux et qui s’est montré
incapable de présenter un bilan de sa gestion aux populations, ait les faveurs
de l’administration sans que rien n’ait changé. Pourtant toutes les preuves ont
été présentées », s’indignent les membres de la génération qui se demandent
pourquoi le  corps préfectoral n’a pas
pris soin de les informer de sa décision. Les Gnondöh
rappellent au préfet que les preuves de la gabegie sont en sa possession, pour
peu qu’il veuille les prendre en compte. Par exemple, dans le dossier du lotissement
réalisé par la société GEDEF, la clé de répartition (30 et 70%
respectivement à l’opérateur économique et aux propriétaires terriens) a été
piétinée.  Une copie de du guide du
ministère de la Construction et de l’Urbanisme montre, à l’examen, que sur 3028
lots, ce sont 1559 mots (52%), au lieu de 908 lots, qui sont revenus à
l’opérateur. Les propriétaires devaient se contenter de 1469 lots (48%), loin
des 210 lots qui devaient lui revenir. Au total 1311
attestations d’attribution ont été délivrées à 400 000 FCFA chacun ; ce
qui qui donne 524 400 000 FCFA qui n’ont jamais été déclarés à la communauté
villageoise. Pis 38 lots appartenant à des membres de la coopérative des
planteurs de palmiers à huile ont été vendus par  Anoman Badiglon. Par ailleurs, « une
parcelle de 38 hectares située à Akakro a été vendue à la société Zoh Henan
Guoji à 1 536 192 000 F CFA sans le consentement des villageois, des doyens du
village, des chefs de terres et des membres de la génération au pouvoir ».
Déjà le 9 août
2015, alors qu’il n’avait pas encore reçu son arrêté préfectoral, il établissait
une attestation de propriété foncière coutumière à la société SONECA pour une
parcelle de 215 hectares sise à M’Batto-Bouaké. « Ce lotissement dénommé
Potou sud a été annulé en 2018, parce que les propriétaires terriens se sont
opposés à ce projet. Il est remplacé par Apponian Résidentiel, un lotissement
que réalise la société SONECA, en complicité avec le chef suspendu »,
interpelle premier notable  de la chefferie
intérimaire de M’Batto-Bouaké.L’administration
territoriale a-t-elle donc choisi son camp ? C’est que pensent les membres
de la génération qui, par la voix Kouadio Agobey Jérôme, interpelle les
pouvoirs d’Etat. « Nous ne voulons plus d’Anoman Badiglon comme chef du
village, car s’il est réinstallé il n’y aura jamais la paix dans ce village.
Les autorités compétentes doivent opter pour une solution définitive en
validant le choix du nouveau chef opéré la génération au pouvoir. C’est la
seule manière de ramener la quiétude au village et de garantir son
développement à travers une gestion saine et participative de la question
foncière », a-t-il affirmé.  Les membres
de la génération dénoncent l’intrusion du politique dans l’affaire, l’œuvre des
« mains noires qui tirent les ficelles dans l’ombre. » Les violences
enregistrées le samedi 21 août et ayant causé mort d’homme n’étaient pas,
fait-il remarquer, un cas isolé, en atteste le meurtre d’un homme dont les
partisans du chef Anoman Badiglon sont accusés d’être les auteurs. « Trois
d’entre eux ont été arrêtés et déferrés à la Maca. Les enquêtes se poursuivent
», ajoute Kouadio Agobey Jérome. Interrogé sur
toutes ces questions, le chef mis en cause a dit qu’il ne répondrait pas aux
allégations de ceux qui l’accusent de malversations et de violences ayant
entrainé mort d’homme. « Qu’ils continuent de se répandre où ils
veulent », dit-il, sûr du soutien des autorités préfectorales.  



















/////Edouard
Amichia 

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