Gestion des finances publiques - Le budget de l’Etat pour l’année 2023 projeté à 11.272,1 milliards Fcfa, en hausse de 13,8%

Samedi 25 Juin 2022

C’est reparti. Le débat d‘orientation budgétaire, institué dans le cadre de la réforme budgétaire et qui constitue la première étape de l’examen du budget de l’Etat pour l’année n+1, a démarré ce jeudi 23 juin 2022, à Abidjan, à l’Assemblée nationale. Le ministre du Budget et du Portefeuille de l’Etat, Moussa Sanogo, a présenté aux députés de la commission des affaires économiques et financières le Document d’orientation budgétaire et économique pluriannuelle (DPBEF) 2023-2025 et répondu à leurs questions. Il a expliqué que le débat d’orientation budgétaire consiste essentiellement à échanger sur la trajectoire à observer dans les trois années à venir. Il s’agissait de recueillir les préoccupations des députés, de sorte que dans l’élaboration du budget, il soit tenu compte suffisamment des préoccupations soulevées.

Il ressort que le projet de budget de l’Etat pour l’année 2023 s’établit à 11.272,1 milliards Fcfa, en hausse de 13,8% par rapport au budget 2022. Le niveau de croissance devrait se consolider pour atteindre 12.876,7 milliards Fcfa en 2024 et 13.513,3 milliards Fcfa en 2025. « La politique budgétaire de l’Etat sur la période sera principalement orientée, en matière de recettes, vers la consolidation de l’efficacité du recouvrement des recettes intérieures (recettes fiscales, recettes non fiscales, ressources de trésorerie hors emprunts-programmes et emprunts-projets) estimées à 80% des ressources », a déclaré le ministre.

L’option du renforcement des investissements à fort impact social

Ainsi, selon les projections, les recettes fiscales budgétaires devraient s’établir monter à 5222,4 milliards Fcfa en 2023, puis à 5756,5 milliards Fcfa en en 2024 et à 6326,7 milliards Fcfa en 2025. Les recettes non fiscales sont attendues à 108,1 milliards Fcfa en 2023, puis à 114,6 milliards Fcfa en 2024 et à 121,4 milliards Fcfa en 2025. Les dons, c’est-à-dire les dons-programmes et les dons-projets, sont pojetés à 321,2 milliards Fcfa en 2023 et 269,5 milliards Fcfa en 2024 et 218,3 milliards Fcfa en 2025.

Au niveau des recettes de trésorerie, on note 4,5 milliards Fcfa en 2023 au titre des produits de cession d’actifs, quand les emprunts sur les marchés monétaire et financier sont projetés à 2832,5 milliards Fcfa en 2023, à 2200 milliards Fcfa en 2024 et à 2400 milliards Fcfa en 2025. Les emprunts-projets se chiffreraient à 1456,7 milliards Fcfa en 2023 et à 909,7 milliards Fcfa en 2024 et à 514,8 milliards Fcfa en 2025.  Les emprunts-programmes donneraient 320 milliards Fcfa en 2023 et 300 milliards Fcfa en 2024 et 2025. Pour ce qui concerne les  comptes spéciaux du trésor, leurs recettes évolueraient de 977,5 milliards Fcfa en 2023 à 1171,6 milliards Fcfa en 2025.

Au niveau des dépenses du budget, Moussa Sanogo a soutenu que leur programmation est orientée vers le renforcement des investissements structurants à fort impact social, tout en respectant les engagements de l’Etat avec les partenaires économiques et financiers. Ces dépenses sont constituées en moyenne de 66,3% de dépenses budgétaires (dépenses d’investissement 38,8%, dépenses de personnel 25,6%, charges financières de la dette publiques hors remboursement 15,2%, achats de biens et services 10,5% et transferts 9,9%). A côté, les charges de trésorerie représentent 25,1% des dépenses budgétaires et les dépenses des comptes spéciaux 8,6%. Les crédits budgétaires alloués au secteur de l’éducation devraient passer de 1715,8 milliards Fcfa en 2023 à 1905,5 milliards Fcfa en 2025, quand ceux du secteur de la santé sont d’un montant annuel de 602,2 milliards sur la période 2023-2025.

Des performances satisfaisantes sur le période 2019-2022

L’activité économique nationale enregistre des performances satisfaisantes sur le période 2019-2022 qui se traduisent par un taux de croissance du Produit intérieur brut (PIB) s’est établi à 6,2% en 2019, à 2% en 2020 et à 7,5%. L’inflation est passée de 0,8% en 2019, à 2,4% en 2020 puis à 4,2% en 2021 et devrait s’établir à 4,5% en 2022 ; quand le déficit budgétaire s’établit à 5%, en améliorant par rapport à 2020 (5,6%) et à 20219 (2,3%). en 2022, le déficit budgétaire devrait atteindre 5,7%, contre 4,7% initialement projeté, en raison des effets de la crise ukrainienne sur les recettes liées au produits pétroliers. Le taux d’endettement est passé de 38,5% en 2019 à 47,6% en 2020 et devrait s’établir à 51,7% du PIB en 2021 puis à 5,4% en 2022.

Moussa Sanogo a souligné que dans un pays comme la Côte d’Ivoire, tout est prioritaire, mais le gouvernement accorde la plus grande attention aux questions de sécurité, de santé, d’éducation-formation, de dépenses pro-pauvres, etc. L’accent sera mis également la transformation structurelle de l’économie, comme le prescrit le PND 2021-2025.  

Emmanuel Akani 


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