Règle du flottant de la BRVM - Les entreprises cotées ont jusqu’à fin décembre pour porter leurs offres de titres à 20% minimum

Samedi 07 Juillet 2018

Le directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances, Adama Koné, a présidé ce jeudi 5  juillet 2018, au 20ème étage de l’immeuble SCIAM, l’ouverture du débat sur le respect de la règle du flottant par les entreprises cotées à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM). Les sociétés cotées avaient jusqu’au 31  décembre 2017 pour se conformer aux dispositions des articles 62 et 63 du règlement général de la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM) qui établit à 20% minimum le flottant. Mais un grand nombre d’émetteurs n’a pu se conformer à la règle à échéance. Le directeur du département des études, de la stratégie et du développement du marché de la BRVM, Diouf Birahim, a annoncé que le délai a été repoussé d’un an. Ainsi, au 31 décembre 2018, nouvelle date butoir, les émetteurs devraient s’être déjà mis à jour. Sinon, ils s’exposent des pénalités pécuniaires.

 Représentant le ministre Adama Koné, il a situé l’importance de la problématique de la liquidité du marché boursier de l’UEMOA. Le dir-cab a indiqué que c’est en vue d’améliorer la circulation des titres entre les investisseurs que la règle du flottant a été prise en 2015 par le conseil d’administration de la BRVM. Sur 45 entreprises cotées, la Côte d’Ivoire enregistre 35 entreprises, le Sénégal et le Burkina 3 ; le Togo et Benin une entreprise. Une dizaine d’émetteurs présentent à ce jour des flottants en deçà de la norme.  C’est le cas de CFAO (4,12%), Movis (6,91%), Unilever (9,47%), Crown Siem (10,40%), SICCOR (12,56%), Tractafric Motors (14,06%), SMB (16,50%), Solibra (18,60%), et Nestlé (19,13%). Parmi elles, trois sociétés ont un niveau de flottant inférieur à 10%.

 

Augmenter le nombre d’actions disponibles

L’enjeu de la rencontre, c’était donc de sensibiliser l’ensemble des acteurs de la bourse, notamment les sociétés à la cote de la BRVM, à la mise en œuvre de la réforme. « En instituant une augmentation du nombre d’actions constituant le flottant des sociétés cotées et l’exigence pour toutes les sociétés cotées de se conformer à la règle, relativement à la part du capital distribué dans le public, la BRVM consacre une augmentation du nombre d’actions disponibles pour les échanges sur le marché secondaire », a expliqué Adama Coulibaly.

 A terme, rassure-t-il, lorsque toutes les sociétés se seront conformées à ces dispositions, le marché comportera un plus grand nombre d’actions composant le flottant et susceptibles d’être échangées activement sur le marché. Cette décision de la BRVM devrait avoir en outre pour conséquence de réduire la valeur unitaire des actions échangées sur le marché. L’effectivité de ces avantages recherchés reste toutefois conditionnée par la volonté des sociétés concernées à réaliser les opérations nécessaires pour s’y conformer par leur performance financière et leur capacité à attirer les investisseurs.

 

Les entreprises pour la personnalisation des délais

« Le respect de la règle du flottant est vital pour la bourse, car il s’agit d’assurer la disponibilité et l’accroissement  de l’offre des titres, facteurs essentiel de la liquidité du marché devant permettre à la BRVM de remplir sa mission d’un meilleur financement des économies de la sous région », a déclaré Koffi Yoboua de la BRVM.

En réaction, les entreprises représentées autour de la table ont mis sur la table des préoccupations de divers ordres. Ainsi Unilever et SICCOR ont interpellé sur les difficultés que traversent ces entreprises, qui ne pourront certainement pas être en règle à la date du 31 décembre. D’autres ont déploré la hausse des coûts liés à la cotation à la bourse et soutenu qu’elles ont besoin de temps pour faire valider ces dispositions nouvelles de la BRVM par leurs conseils d’administration, après un travail préalable d’adaptation.

Les échanges ont penché vers la fixation de délais personnalisés, à définir à la suite de rencontres avec les sociétés qui le désirent, en tenant compte des difficultés auxquelles elles font face.

Emmanuel Akani


Source: Minutes Eco

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