Lutte contre l’orpaillage clandestin – La répression et la formalisation du secteur de la petite mine donnent de bons résultats

Lundi 14 Septembre 2020 / Un site des orpailleurs clandestins en feu.

Dans sa traque contre les orpailleurs clandestins, la Brigade de répression des infractions au code minier (BRICM) a mené, du 27 août au 6 septembre 2020, des actions d’envergure dans les régions du Hambol et du Gbêkê. Celles-ci ont abouti à la saisie-destruction de matériels importants et au déguerpissement de plusieurs sites d’orpaillage clandestin. Dans la région du Hambol, précisément à Katiola, où 14 sites ont été traités dans les localités de Fronan, Darakokaha, Sotikro et Lofiana, 8 pelles hydrauliques et 8000 litres de gasoil ont ainsi été saisis. On enregistre la destruction de 4 bases vie, 3 pelles hydrauliques, 12 motopompes, 3 bicyclettes, 3 motocyclettes, 1 groupe électrogène, et de plusieurs abris de fortune.

Par ailleurs, à Dabakala, 20 sites d’orpaillage clandestin ont été traités dans les localités de Lafigué, Gboli, Tolledougou. 356 concasseurs et 208 motopompes y ont été détruits. Ainsi en  été également de 2 véhicules, 83 tricycles, 1 bulldozer, 1 compresseur et plusieurs abris de fortune. Aussi 4 pompes électriques immergées, 3 balances électroniques et 500g de mercure ont-ils été saisis. Dans la région de Gbêkê, un beau coup de filet à Bouaké, dans la localité de Sarakakro. 280 sacs de minerais ont été saisis sur place quand 20 concasseurs et 10 motocyclettes ont été détruits.

Aucun répit n’est donné aux orpailleurs clandestins depuis le 26 décembre 2018, date d’installation de la BRICM, qui brise quotidiennement les rêves des exploitants miniers véreux. Avant les interventions dans les régions de Gbêkê et du Hambol, la brigade de répression affichait déjà à son compteur 222 sites déguerpis et un nombre important de personnes condamnées à des peines d’emprisonnement au cours de l’année 2019.

La ruée vers les chantiers écoles et des possibilités d’emploi énormes

Ces actions de répression sont menées en parallèle avec le processus de formalisation du secteur de la petite mine en Côte d’Ivoire. Ce processus est matérialisé par le projet chantier école, dont le but est de contribuer, à travers la formation, l’encadrement et le suivi des artisans miniers, au développement économique durable et à la création d’emplois pérennes et décents dans le secteur de la petite mine. Le projet offre des opportunités de formation dans des zones minières et contribue à l’éradication de l’orpaillage illicite et de tous ses corollaires.

De façon concrète, il consiste à dispenser une formation initiale et qualifiante, en présentiel et en alternance, aux jeunes ivoiriens en vue de les doter des savoirs et qualifications professionnelles nécessaires pour opérer dans le secteur de la petite mine, en lien avec les potentialités de la Côte d’Ivoire et les exigences environnementales, fiscales et sociales. Il consiste, par ailleurs, à organiser des formations complémentaires au profit des détenteurs d’autorisations d’exploitation minière artisanale et semi-industrielle en activité, et surtout, à promouvoir l’entrepreneuriat et développer la culture d’entreprise chez les jeunes Ivoiriens dans le secteur de la petite mine.

A ce jour, 7 chantiers écoles ont été lancés à Bozi (Bouaflé), Katiendé (Boundiali), Loboville (Buyo), Nangbokro (Daoukro), Abradine II (Yakassé Attobrou), Tanguelan (Agnibilékrou), et Booré Akpokro (Dimbokro). En vue d’atteindre l’objectif de 10 chantiers écoles à la fin de l’année 2020, d’autres chantiers écoles seront lancés à Nébo (Divo), à Souleymane Kaha (Dabakala), et à Bloléquin/Zouan-hounien. A terme, il s’agira de former plus de 1000 artisans miniers par an. Si les 14 impétrants de la première promotion du chantier école de Bozi ont tous été embauchés par des entreprises minières à l’issue de leur formation, les 30 autres de la première promotion de Katiendé se sont orientés vers l’auto-emploi et la constitution de coopératives minières en vue d’obtenir des autorisations et mener leurs activités, et ainsi vivre décemment des connaissances acquises.

Edouard Amichia


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Yannick BERY

Juriste

4ème d’une famille de sept (07) enfants et père d’un (01) enfant issu de son mariage avec Christelle OKOU, Yannick BERY est né le 05 juillet 1983 à Abidjan et est originaire d’Adzopé. Fervent croyant et pratiquant de religion chrétienne, Yannick BERY est partisan du soutien de toutes le... Lire la suite Voir plus


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